vendredi 28 septembre 2012

Billet 1 : Question de la semaine 4


À quel souvenir associez-vous votre prise de conscience du caractère international (où « universel? ») des médias?

Bien que je regardais souvent la télévision et que j’écoutais la radio dans la voiture pour me rendre à l’école tous les matins, ma réelle prise de conscience de la portée internationale des médias en général, mais surtout de la télévision, a été lors des événements du 11 septembre 2001. À ce moment, le professeur de mon cours d’histoire a amené une télévision dans la salle de classe, afin que tout le monde puisse voir ce qui se passait aux États-Unis. Bien que ce n’était pas chez nous, au Québec ou même au Canada, on avait alors tous ressenti le grand deuil, la gravité et l’importance de la situation. C’est à cet instant précis, en ressentant ce que pouvaient ressentir les New Yorkais et l’ensemble des Américains, que j’ai réalisé à quel point la télévision pouvait nous offrir un effet de proximité, peu importe où on se trouvait dans le monde. Jean-Paul Marthoz résume bien cet effet, en référant, pour sa part, au journalisme international : « les frontières entre le local et l’international, le proche et le distant, s’évanouissent (Marthoz, 2008 : 8) ».

Quant à la radio, c’est en regardant les documentaires des grandes guerres, notamment, qu’on peut voir et réaliser l’impact de ce média : les gens étaient penchés sur leur radio, en attente du résumé des événements en cours, puis des discours des plus importants dirigeants. Par exemple, le film The gathering storm, sur la vie de Churchill, met en scène une annonce de celui-ci à propos de la menace éminente de la guerre à ce moment. Voyez l’extrait suivant, à 5min. 15 secondes (Ramin et Whitemore, 2002 : 5minutes 15 secondes):




La radio a longtemps servi à mettre à nu plusieurs éléments qui ont fait évoluer le monde, comme lors de la guerre froide, où les radios internationales avaient percé les murs de la propagande (Marthoz, 2008 : 16). Aujourd’hui, c’est au tour d’Internet. Il ne faut que visiter les sites web d’agences internationales, comme AFP, pour nous connecter directement avec ce qui se passe ailleurs dans le monde. Plus encore, il suffit de télécharger un programme pour pouvoir parler en direct, avec ou sans vidéo, à un ami qui demeure outre-mer. C’est d’ailleurs grâce à Facebook que bien des Arabes ont pu livrer des témoignages aux journalistes du monde sur ce qui se passait dans leur pays durant le printemps arabe, lorsque les journalistes ne pouvaient entrer.


Depuis très longtemps déjà les technologies servent les médias et nous font découvrir le monde. Bien sûr, ils façonnent aussi l’image que nous nous faisons de celui-ci, il faut alors être prudent avec ces médias. À l’ère d’Internet, par contre, j’ai tendance à croire que nous avons davantage droit à une image mondiale qui reflète la réalité plus que jamais. Les images et vidéos instantanées y contribuent d’ailleurs grandement.

Bibliographie :

Marthoz, Jean-Paul. 2008. Journalisme international. Bruxelles : De Boeck, 279 pages.

Ramin, Larry et Whitemore, Hugh. 2002. The gathering storm. [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=K7ZPiXd-ngE&feature=relmfu (consulté le 28 septembre) 

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