À quel souvenir
associez-vous votre prise de conscience du caractère international (où
« universel? ») des médias?
Bien que je regardais souvent la télévision et que j’écoutais la radio
dans la voiture pour me rendre à l’école tous les matins, ma réelle prise de
conscience de la portée internationale des médias en général, mais surtout de
la télévision, a été lors des événements du 11 septembre 2001. À ce moment, le
professeur de mon cours d’histoire a amené une télévision dans la salle de
classe, afin que tout le monde puisse voir ce qui se passait aux États-Unis.
Bien que ce n’était pas chez nous, au Québec ou même au Canada, on avait alors
tous ressenti le grand deuil, la gravité et l’importance de la situation. C’est
à cet instant précis, en ressentant ce que pouvaient ressentir les New Yorkais
et l’ensemble des Américains, que j’ai réalisé à quel point la télévision
pouvait nous offrir un effet de proximité, peu importe où on se trouvait dans
le monde. Jean-Paul Marthoz résume bien cet effet, en référant, pour sa part, au journalisme
international : « les frontières entre le local et l’international, le
proche et le distant, s’évanouissent (Marthoz, 2008 : 8) ».
Quant à la radio, c’est en regardant les documentaires des grandes
guerres, notamment, qu’on peut voir et réaliser l’impact de ce média : les
gens étaient penchés sur leur radio, en attente du résumé des événements en
cours, puis des discours des plus importants dirigeants. Par exemple, le film
The gathering storm, sur la vie de Churchill, met en scène une annonce de
celui-ci à propos de la menace éminente de la guerre à ce moment. Voyez
l’extrait suivant, à 5min. 15 secondes (Ramin et Whitemore, 2002 :
5minutes 15 secondes):
La radio a longtemps servi à mettre à nu plusieurs éléments qui ont
fait évoluer le monde, comme lors de la guerre froide, où les radios
internationales avaient percé les murs de la propagande (Marthoz, 2008 :
16). Aujourd’hui, c’est au tour d’Internet. Il ne faut que visiter les sites
web d’agences internationales, comme AFP, pour nous connecter directement avec
ce qui se passe ailleurs dans le monde. Plus encore, il suffit de télécharger
un programme pour pouvoir parler en direct, avec ou sans vidéo, à un ami qui
demeure outre-mer. C’est d’ailleurs grâce à Facebook que bien des Arabes ont pu
livrer des témoignages aux journalistes du monde sur ce qui se passait dans
leur pays durant le printemps arabe, lorsque les journalistes ne pouvaient
entrer.
Depuis très longtemps déjà les technologies servent les médias et nous
font découvrir le monde. Bien sûr, ils façonnent aussi l’image que nous nous
faisons de celui-ci, il faut alors être prudent avec ces médias. À l’ère
d’Internet, par contre, j’ai tendance à croire que nous avons davantage droit à
une image mondiale qui reflète la réalité plus que jamais. Les images et vidéos
instantanées y contribuent d’ailleurs grandement.
Bibliographie :
Marthoz, Jean-Paul. 2008. Journalisme
international. Bruxelles : De Boeck, 279 pages.
Ramin, Larry et Whitemore, Hugh. 2002. The gathering storm. [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=K7ZPiXd-ngE&feature=relmfu
(consulté le 28 septembre)
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