Assise à l’université, je constate qu’autour de moi, la majorité
des étudiants disposent d’un ordinateur. La plupart d’entre eux sont soit sur
Facebook, soit sur d’autres sites Internet. Pour ma part, j’écris un billet sur
un blogue. Le but de cette prise de conscience? Tout le monde dispose d’un
accès facile à l’information, offert par les technologies.
Plus du tiers des êtres humains sont reliés
par Internet (ministère des Affaires étrangères et européennes, 2011 : en
ligne, 3). Il est donc facile d’affirmer que les technologies de l’information
façonnent nos sociétés. Je pourrais en parler longuement, car les technologies
ont touché à de nombreuses sphères de nos activités. Or, contentons-nous ici
d’aborder le développement de nos sociétés au niveau social, culturel et économique.
Le domaine social peut ici inclure le
domaine culturel. Sur plusieurs points que vous verrez ici-bas, les
conséquences ont été tant sur le plan culturel que social. Bien sûr, une foule
de phénomènes sociaux et culturels pourraient servir de démonstration du
développement des sociétés grâce aux technologies. Par exemple, au niveau
social, il ne fait aucun doute que les technologies d’information ont offert
aux humains une certaine proximité entre eux, notamment avec l’arrivée des
nouveaux réseaux sociaux : «la toile comme outil de communication n’est
qu’une façon de traduire la proximité des êtres humains, peu importe leur lieu
de résidence sur la terre (Bernatchez, 2011 : en ligne, 49).»
Si les technologies de l’information ont
permis un rapprochement des cultures et un réseau d’échanges sociaux mondial,
c’est surtout, car ceux-ci ont également offert un accès à l’information sans
précédent : Internet sur nos téléphones mobiles, réseau wi-fi, etc. Mais
cela a également un effet pervers qui a modifié ou structuré le domaine des
communications : la vitesse de l’information. Emmanuel Hoog, président-directeur
général de l’Agence France Presse, fait part des modifications apportées au
système : la vitesse d'information a toujours
été le monopole des agences de presse. Plus maintenant. Dans un monde numérique
où l'information circule toujours plus vite, une entreprise comme l'AFP a dû
prendre du recul et revoir ses priorités (Saucier, 2012 : en ligne, 3e
paragraphe).
Les journalistes ne sont en effet plus les
premiers sur les lieux, bien souvent. Ils sont devancés par les technologies,
qui elles, permettent une diffusion instantanée à travers le monde. Les
technologies ont donc bel et bien façonné nos sociétés, en rendant notamment
plus accessible une information peut-être même plus véritable qu’auparavant…
Cela m’amène alors à parler de la visibilité
offerte par les technologies d’information. Socialement parlant, c’est un réel
tournant qu’ont permis les réseaux sociaux et l’Internet en général dans le
printemps arabe. C’est d’ailleurs ce que le monde diplomatique semble concéder
aux réseaux sociaux : la force de mobilisation (Bénilde, 2011 : en
ligne, section réseaux numériques et révolutions). Dans cet article, on peut y
lire le développement social offert par les technologies d’informations :
«Si
l’information trouve aujourd’hui le moyen de contourner la censure, d’échapper
à tout contingentement et de se diffuser largement, c’est bien entendu grâce à
Internet et au partage de liens sur les différentes communautés des réseaux
sociaux (Bénilde, 2011 : en ligne, section réseaux numériques et
révolutions)».
Par
ces nouveaux moyens, une vitrine mondiale a permis aux dirigeants politiques du
monde de se rendre compte et d’agir pour les peuples arabes dans leur
révolution contre la tyrannie de leurs chefs. Les nouvelles technologies
d’information ont donc fait place à un nouveau lieu de mobilisation sociale, «lieu symbolique où peuvent
s'exprimer toutes les opinions qui structurent le jeu politique, où l'on traite
des questions relevant de la collectivité (Testard-Vaillant, 2009 : en
ligne, premier paragraphe)».
Les moyens sociaux ont donc évolué au gré des
évolutions de la technologie d’information. De cette façon, l’ensemble du
domaine social a été modifié, en plus de permettre une culture nouvelle
d’émergée, une culture de proximité et d’accessibilité mondiale.
Les technologies de l’information ont
également contribué au développement économique de nos sociétés. En France, par
exemple, Internet à lui seul représenterait une contribution de l’ordre de 20%
du PIB en 2030 (ministère des Affaires étrangères et
européennes, 2011 : en ligne, 2).
Un tableau très intéressant du CEFRIO résume
bien l’évolution des technologies de l’information et ces innovations à travers
le temps, avec les impacts économiques découlant de ces innovations (CEFRIO, 2010 : en ligne, 7) :
J’ai choisi d’élaborer sur le domaine
culturel, social et économique, car ce sont pour moi les domaines ayant eu un
plus grand développement en lien avec les technologies de l’information. Bien
que tout ne puisse pas être dit, nous pourrions aussi penser au domaine de
l’éducation, bonifié par les partages d’expertises et les systèmes que rendent
disponibles les nouvelles technologies d’information. Pour conclure sur les
impacts économiques et l’importance en général des technologies d’information
dans notre société aujourd’hui, je vous invite à visionner cet extrait vidéo
réalisé par l’université Laval. Bien qu’il soit axé sur le développement
d’emploi, il résume parfaitement la fonction de « touche-à-tout » des
technologies de l’information dans notre société actuelle.
Bibliographie :
Bénilde, Marie. 2011. La révolution arabe, fille de l’Internet ? [En ligne] URL :
http://blog.mondediplo.net/2011-02-15-La-revolution-arabe-fille-de-l-Internet
consulté le 20 septembre 2012.
Bernatchez, Jean-Claude. 2011. Le travail face à la mondialisation :
croyances, hypothèses et conséquences perçues. [En ligne] URL : http://www.uqtr.ca/revue_travail/Articles/2011Vol9Num1pp41-56Bernatchez.pdf
consulté le 19 septembre 2012.
Centre Facilitant la Recherche et l’Innovation
dans les Organisations (CEFRIO). 2011. L’innovation
et les technologies de l’information et des communications. [En ligne] URL :
http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Publication/LivreBlanc_version_finale.pdf
consulté le 19 septembre 2012.
Cheneau-Loquay, Annie. 2010. La révolution des TIC : du téléphone à
Internet. [En ligne] URL : http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/56/41/86/PDF/Cheneau_Loquay_geo_mutations.pdf
Consulté le 20 septembre 2012.
Ministère des Affaires Étrangères et
Européennes. 2011. La France et les
enjeux globaux des technologies de l’information et de la communication. [En
ligne] URL : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/les_enjeux_globaux_des_TIC-FR.pdf
consulté le 21 septembre 2012.
Saucier, Jean-Nicolas. 2012. Marier vitesse, volume et images. [En
ligne] URL : http://fr.canoe.ca/techno/internet/archives/2012/03/20120323-201959.html
consulté le 22 septembre 2012.
Skinner, David. 2012. Société d’information. [En ligne] URL : http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/societe-dinformation
consulté le 20 septembre 2012.
Testard-Vaillant, Philippe. 2009. Internet, un outil au service de la
démocratie ? [En ligne] URL : http://www2.cnrs.fr/presse/journal/4297.htm
consulté le 22 septembre 2012.


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