mercredi 21 novembre 2012

Billet 3 : question de la semaine 12, module 11

Sujet : présenter une utilisation de la technologie

La technologie au service de la publicité 


Le web 2.0 s’est démarqué de la première génération du web par l’interaction entre les utilisateurs du web et les créateurs de contenu, créant alors un échange d’information bidirectionnel. Cette interaction qui caractérise le 2.0 n’est plus réservée uniquement au web. Nous pourrions aussi l’accoler à la publicité, car une forme de publicité 2.0 est en émergence. Il s’agit ici de la publicité «check-in» qui utilise les technologies comme nouvel outil marketing.

La publicité «check-in» fait appel à la localisation du genre Facebook ou Foursquare, où il est possible pour l’utilisateur de partager l’endroit où il se trouve instantanément. Appliqué à la publicité, l’utilisateur doit faire un «check-in» au moment où la publicité le demande, afin de gagner un prix ou avoir droit à une vidéo promotionnelle inédite. De cette façon, le téléspectateur peut passer de la télé à une offre commerciale à partir de son téléphone portable (Savinien, 2012 : En ligne, 2e paragraphe).

En intégrant la technologie mobile à la publicité classique, les compagnies peuvent offrir plus d’information qu’il est normalement possible dans une pub télévisée de 30 secondes (Gonzales, 2012 : En ligne, 4e paragraphe). Plus encore, cela leur permet de recueillir des données  sur leur client, afin «d’affiner et de compléter le ciblage publicitaire» (Gonzales, 2012 : En ligne, 4e paragraphe).

Le nouveau procédé marketing né de la technologie semble être très apprécié selon une étude menée par Toluna qui conclue que 69% des personnes interrogées ont trouvé l’idée de «checker» une publicité bonne (Savinien, 2012 : En ligne, 7e paragraphe).

Pour vous donner un aperçu, je vous invite à visionner la vidéo suivante mettant en application l’utilisation des technologies aux fins de publicité (Digeektallicious, 2012 : En ligne, 1re vidéo) sélectionnez la première vidéo de la page web suivante: http://www.wepulp.com/digital/les-nouvelles-technologies-changent-la-publicite/  

ou cliquez ici : 

http://www.wat.tv/video/spot-kia-cee-check-in-51bcl_37jwv_.html  

bon visionnement! 


Bibliographie :


Digeektallicious. 2012. Comment les nouvelles technologies changent la publicité. [En ligne] URL : http://www.wepulp.com/digital/les-nouvelles-technologies-changent-la-publicite/ , consulté le 20 novembre 2012.

Gonzales, Paule. 2012. TF1 publicité connecte la pub télé et les smartphones. Le Figaro [En ligne] URL : http://www.lefigaro.fr/medias/2012/05/17/20004-20120517ARTFIG00566-tf1-publicite-connecte-la-pub-tele-et-les-smartphones.php , consulté le 21 novembre 2012.

Savinien. 2012. TF1 lance le check-in publicitaire ! [En ligne] URL : http://www.marketingonthebeach.com/tf1-lance-le-check-in-publicitaire/ , consulté le 21 novembre 2012.

vendredi 9 novembre 2012

Billet 2 : question de la semaine 10 (module 9)


Sujet : événement où les citoyens sont devenus journalistes

Avec l’avènement de la technologie qui permet à tout un chacun de faire des vidéos à partir de son téléphone mobile ou encore de créer des blogues pour y témoigner des événements divers, il apparaît normal de se pencher sur le phénomène du journalisme citoyen. Ce concept propre au domaine de la communication témoigne de l’utilisation des nouvelles technologies.

Stuart Allan définit le concept de journalisme citoyen comme la capacité d’une personne ordinaire à témoigner, ce qui caractérise une nouvelle façon de «rapporter» l’information (Allan, 2009 : en ligne, p. 18). La page couverture de leur livre est d’ailleurs très appropriée : 



Dans l’encyclopédie internationale de la communication, on ajoute qu’ils sont des producteurs amateurs de médias (Atton, 2008 : en ligne). J’ajouterais pour ma part que parfois, le journalisme citoyen se pratique sans même avoir une vocation «journalistique». Or, la portée que peuvent avoir des médias sociaux comme YouTube fait en sorte que les événements deviennent des sources de journalisme citoyen, en ce sens qu’ils rapportent une information qui prête à une discussion médiatisée.

Je parlerai ici de l’exemple du matricule 728, une policière de Montréal récemment impliquée dans une vidéo mettant en vedette sa colère non contrôlée et surtout non justifiée sur un citoyen en possession d’une boisson alcoolisée sur la place publique, à la porte de chez lui. Les événements ont été filmés sur les lieux par une passante, mais aussi une voisine. Sur le sujet, je vous invite à visionner la vidéo suivante, qui fait le résumé des événements :



Non seulement la scène a-t-elle été tournée, la matricule 728 a également été enregistrée à son insu lors d’une conversation avec son supérieur où l’on y attend des propos irrespectueux. C’est une vidéo envoyée à Radio-Canada qui a littéralement mis à nu les événements. Des protestations s’en suivirent, notamment au fameux parc Émilie-Gamelin, lieu clé des protestations étudiantes de l’été dernier.

Le SPVM a dû présenter ses excuses et suspendre la policière le temps d’une enquête (Gentile, 2012 : en ligne). Les événements ont même fait réagir les nouveaux dirigeants politiques de la province qui se sont empressés de signifier leur intention de «créer un organisme indépendant pour mener les enquêtes sur des incidents impliquant les policiers» (Chouinard, 2012 : en ligne).

Cet exemple de journalisme citoyen démontre la collaboration des amateurs et des médias classiques pour témoigner des événements dont sont sujet la société, comme se doit tout média. Cette collaboration trouve preneur dans le concept de journalisme réseauteur : le journalisme réseauteur tient compte de la nature collaborative du journalisme d’aujourd’hui : les professionnels et les amateurs travaillent ensemble pour obtenir réellement l’information, se reliant au-delà des vieilles barrières, pour partager des faits des questions, etc. (Marthoz, 2008 : 88).

Il serait intéressant d’étudier la relation entre les médias classiques et le journalisme de type citoyen en profondeur, car selon moi, les technologies ont certainement un grand effet sur celle-ci.

Bibliographie : 

Allan, Stuart, Thorsen, Einar. 2009. Citizen Journalism : Global Perspectives. New York : publications Peter Lang, 271 p.

Atton, Chris. 2008. Citizen Journalism. Encyclopédie Internationale de la Communication, [En ligne] URL :

Chouinard, Tommy. 2012. «Vers un bureau indépendant pour mener les enquêtes sur les policiers», La Presse, [En ligne] URL :

Gentile, David. 2012. «Le SPVM s’excuse et suspend Matricule 728», Société Radio-Canada, [En ligne] URL : http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/10/11/004-trudeau-reactions-viedo.shtml, consulté le 9 novembre 2012.

Marthoz, Jean-Paul. 2008. Journalisme international. Bruxelles : De Boeck, 279 pages.

MrTherio6. 2012. «SPVM – Matricule 728 – Stéfanie Trudeau – Vidéo et audio complet \ 02 octobre 2012 à Montréal». YouTube, [En ligne] URL : http://www.youtube.com/watch?v=8gKYHgQySI4