Au nom de la liberté, doit-on tout permettre sur
l'Internet? Quelles sont les limites acceptables?
L’ONU a reconnu en juillet dernier
la liberté d’expression sur Internet (Le Monde, 2012 : en ligne,
paragraphe 1). Peu de temps avant, une vidéo plus que controversée diffusée sur
Internet avait fait état du meurtre pour le moins macabre de Jin Lun par Luka
Magnotta.
La violence sur Internet, comme
bien d’autres sujets disons sensibles, n’est pas prescrite par la loi et
ne fait pas office de règles universelles, sauf celles établies par les hôtes
mêmes des sites. Ce faisant, Internet laisse place à ce genre de vidéo sans
scrupule.
Des pages d’admirateurs de Luka
Magnotta sont apparues sur Facebook et n’ont pas été censurées étant donné que
celles-ci ne violaient pas les conditions d’utilisations pour de telles pages
(Duportail, 2012 : en ligne, 1er paragraphe). Plus
encore, un site dit «gore» ne voulait pas retirer la vidéo du meurtre (Duchaine,
2012 : en ligne, titre). C’est alors que plusieurs personnes, dont
moi-même, ont découvert les sites du genre, avec des horreurs appréciées et
acclamées par certains. L’article suivant explique très bien le
phénomène «gore» : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice/201205/31/01-4530254-le-gore-extreme-le-genre-sordide.php
Aujourd’hui, Luka Rocco Magnotta est reconnu comme le tueur de la
génération Facebook (De Boni, 2012 : en ligne, titre). Cela s’explique par
la recherche de l’attention du public que pratiquait Magnotta à travers ses
gestes et commentaires diffusés sur les réseaux sociaux, composante importante
du web 2.0 et de l’Internet en général.
Ce faisant, j’en suis à me demander si des règles universelles ne
devraient pas régir Internet dans son ensemble pour éviter de laisser place à
de tels fantasmes menant à des actions dangereuses, immorales et illégales. L’ONU
devrait plutôt établir des moyens par lesquels la limite entre la réalité et la
fiction sur le web pourrait être définie et respectée. La limite entre la
réalité et le web est très certainement dépassée dans le cas de l’affaire
Magnotta. Marc De Boni, journaliste pour Le Figaro, affirme même que «Sans le Web, «le dépeceur de
Montréal» n'existerait pas» (De Boni, 2012 : en ligne, paragraphe 2).
Clairement, Internet doit être limité.
De Boni, Marc. 2012. «Luka Magnotta, «l’assassin de la génération
Facebook»». Le Figaro, [En ligne] URL :
http://www.lefigaro.fr/international/2012/06/06/01003-20120606ARTFIG00390-luka-magnotta-l-assassin-de-la-generation-facebook.php
(consulté le 9 décembre)
Duchaine, Gabrielle. 2012. «Affaire Magnotta : un site web gore
refuse d’enlever la vidéo du meurtre». La
Presse, [En ligne] URL :
http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice/201205/31/01-4530457-affaire-magnotta-un-site-web-gore-refuse-denlever-la-video-du-meurtre.php
(consulté le 9 décembre)
Duportail, Judith. 2012. «Aucune censure pour les fans de Magnotta sur
Facebook». Le Figaro, [En ligne] URL :
http://www.lefigaro.fr/hightech/2012/06/27/01007-20120627ARTFIG00608-aucune-censure-pour-les-fans-de-magnotta-sur-facebook.php
(consulté le 9 décembre)
Le Monde. 2012. «L’ONU reconnaît le droit à la liberté d’expression sur
Internet». Le Monde, [En ligne]
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