dimanche 9 décembre 2012

Billet 5 : question de la semaine 14 (module 13)


Au nom de la liberté, doit-on tout permettre sur l'Internet? Quelles sont les limites acceptables?

L’ONU a reconnu en juillet dernier la liberté d’expression sur Internet (Le Monde, 2012 : en ligne, paragraphe 1). Peu de temps avant, une vidéo plus que controversée diffusée sur Internet avait fait état du meurtre pour le moins macabre de Jin Lun par Luka Magnotta.

La violence sur Internet, comme bien d’autres sujets disons sensibles, n’est pas prescrite par la loi et ne fait pas office de règles universelles, sauf celles établies par les hôtes mêmes des sites. Ce faisant, Internet laisse place à ce genre de vidéo sans scrupule.

Des pages d’admirateurs de Luka Magnotta sont apparues sur Facebook et n’ont pas été censurées étant donné que celles-ci ne violaient pas les conditions d’utilisations pour de telles pages (Duportail, 2012 : en ligne, 1er paragraphe).   Plus encore, un site dit «gore» ne voulait pas retirer la vidéo du meurtre (Duchaine, 2012 : en ligne, titre). C’est alors que plusieurs personnes, dont moi-même, ont découvert les sites du genre, avec des horreurs appréciées et acclamées par certains. L’article suivant explique très bien le phénomène «gore» : http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/justice/201205/31/01-4530254-le-gore-extreme-le-genre-sordide.php

Aujourd’hui, Luka Rocco Magnotta est reconnu comme le tueur de la génération Facebook (De Boni, 2012 : en ligne, titre). Cela s’explique par la recherche de l’attention du public que pratiquait Magnotta à travers ses gestes et commentaires diffusés sur les réseaux sociaux, composante importante du web 2.0 et de l’Internet en général.

Ce faisant, j’en suis à me demander si des règles universelles ne devraient pas régir Internet dans son ensemble pour éviter de laisser place à de tels fantasmes menant à des actions dangereuses, immorales et illégales. L’ONU devrait plutôt établir des moyens par lesquels la limite entre la réalité et la fiction sur le web pourrait être définie et respectée. La limite entre la réalité et le web est très certainement dépassée dans le cas de l’affaire Magnotta. Marc De Boni, journaliste pour Le Figaro, affirme même que «Sans le Web, «le dépeceur de Montréal» n'existerait pas» (De Boni, 2012 : en ligne, paragraphe 2). Clairement, Internet doit être limité.

De Boni, Marc. 2012. «Luka Magnotta, «l’assassin de la génération Facebook»». Le Figaro, [En ligne] URL :

Duchaine, Gabrielle. 2012. «Affaire Magnotta : un site web gore refuse d’enlever la vidéo du meurtre». La Presse, [En ligne] URL :

Duportail, Judith. 2012. «Aucune censure pour les fans de Magnotta sur Facebook». Le Figaro, [En ligne] URL : http://www.lefigaro.fr/hightech/2012/06/27/01007-20120627ARTFIG00608-aucune-censure-pour-les-fans-de-magnotta-sur-facebook.php (consulté le 9 décembre)

Le Monde. 2012. «L’ONU reconnaît le droit à la liberté d’expression sur Internet». Le Monde, [En ligne] URL :

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